COOPÉRATION PORTUAIRE

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Le Port de Kribi intègre le réseau du projet SCOPE Africa

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Le siège de la représentation du Port Autonome de Kribi (PAK) à Yaoundé a servi de cadre, ce 27 mars 2026, à la tenue du premier Comité de Pilotage (Copil) portuaire du projet SCOPE Africa.

Cette session historique, couplée à la signature d’un Protocole d’Accord (MoU) entre le Directeur Général du PAK, Patrice Melom, et le Coordonnateur régional pour l’Afrique centrale du projet SCOPE Africa (Securing Corridors, Ports and Echanges in Western and Central Africa), Cyriaque Akouedegnon, marque l’entrée officielle du géant d’Afrique centrale parmi les ports partenaires de ce projet.

C’est dans l’élégance feutrée de sa représentation de Yaoundé que le Port de Kribi a franchi ce nouveau palier. Autour de la table et en ligne, le Directeur général du Port de Kribi, entouré de son état-major technique, le représentant de l’Autorité portuaire nationale (APN), le Chef de la coopération à la délégation de l’Union Européenne au Cameroun, le Secrétaire général de l’AGPAOC, Jean Marie Koffi, la Cheffe du projet  SCOPE Africa, Fanny Cossec, le Directeur technique du projet SCOPE Africa, Nico Vertongen, pour ne citer que ceux-là. L’image est forte : l’échange des parapheurs entre Patrice Melom et Cyriaque Akouedegnon symbolise bien plus qu’une formalité administrative ; c’est un acte de foi dans la « maritimisation » sécurisée de l’économie camerounaise.

Le Directeur général, Patrice Melom a rassuré sur la disponibilité du PAK à atteindre, dans le cadre de ce projet, les objectifs de sécurité et de sûreté, sous le sceau de la confiance cordiale et mutuelle. Allant dans le même sens, Sébastien Dibling, Chef de coopération à la délégation de l’Union Européenne au Cameroun indique que les ports sont les poumons du commerce international. Mais pour que ce souffle soit régulier, la fluidité entre les ports est fondamentale. L’adhésion de Kribi à ce projet, qui concerne dix ports de la façade atlantique, vise à renforcer la connectivité régionale.

L’accord signé revêt une portée certaine eu égard aux enjeux de sécurité et de sûreté. Un port moderne ne se mesure plus seulement au linéaire de ses quais ou à la profondeur de son tirant d’eau, mais à sa capacité à sécuriser les flux immatériels et environnementaux. Comme le souligne Yann Alix, le port est une « interface de vulnérabilités » qu’il faut transformer en « forteresse de résilience ». En rejoignant SCOPE Africa, Kribi ne cherche pas seulement à manutentionner des conteneurs, mais à intégrer un écosystème où la data, la sûreté et la protection de l’environnement deviennent des actifs compétitifs.